Quand partir
La saison sèche va d'avril à octobre. C'est la période la plus sûre pour enchaîner les étapes, surtout celles du nord et des montagnes.
De novembre à mars, c'est la saison des pluies. Il ne pleut pas toute la journée, mais les averses sont violentes et la mer se charge de plastique sur certaines plages du sud.
Juillet, août et la période de Noël sont les plus chargés. Les prix montent et le trafic du sud devient franchement pénible.
Un jour à connaître : Nyepi, le nouvel an balinais, en mars. L'île s'arrête complètement pendant vingt quatre heures. Aéroport fermé, sorties interdites, lumières éteintes. Ce n'est pas une contrainte à subir, c'est une expérience en soi, mais ça se prépare.
Nous, c'était en juillet et août. On n'a pas eu une seule pluie de tout le mois d'août. C'est la contrepartie de la haute saison : le beau temps est presque garanti, mais le sud est chargé et les prix montent.
Le budget réel
Bali s'adapte à tous les budgets, et c'est justement le piège. On peut dormir pour quelques euros comme en dépenser cent cinquante par nuit à deux rues d'écart.
Deux dépenses passent souvent à la trappe dans les calculs : la taxe touristique demandée aux visiteurs étrangers, et le prix des chauffeurs privés dès qu'on relie deux étapes éloignées.
Le repas de warung reste le meilleur rapport qualité prix de l'île, et de loin. Un mie goreng comme celui là coûte une fraction de ce que tu paieras dans un café de Canggu, pour souvent plus de goût.
Une nuit. De 6 € en auberge à 50 € pour une belle villa. On a dormi dans une villa magnifique à Canggu à 250 € la nuit, mais on était cinq, donc 50 € chacun. C'est le calcul à faire dès que vous voyagez à plusieurs : la villa devient accessible là où elle paraissait hors de prix.
Le scooter. Entre 60 000 et 200 000 roupies la journée selon le modèle et l'endroit.
Le chauffeur privé. De 200 000 à 800 000 roupies selon la distance. Pour donner un ordre d'idée, on a payé 500 000 roupies pour rejoindre Amed depuis Padang Bai à six dans la voiture, et 700 000 pour Lovina vers Canggu.
Mon itinéraire
Neuf étapes. Le sud d'abord, puis la côte est, le nord et les montagnes, avant de redescendre vers le centre.
- SeminyakLe sas d'arrivée, plage et restaurants
- UluwatuFalaises, surf et temple sur la mer
- Nusa LembonganUne île à faire en scooter dans la journée
- AmedSable noir, snorkeling et épave du Liberty
- LovinaLa côte nord, calme et sorties dauphins
- MundukMontagnes, lacs et cascades
- CangguSurf, cafés et coworkings
- UbudRizières, temples et forêt des singes
- SidemenLa vallée silencieuse, au pied de l'Agung
Seminyak
Première étape, à une petite demi heure de l'aéroport quand le trafic le veut bien. Longue plage de sable gris, restaurants, boutiques et couchers de soleil face à l'océan.
C'est le Bali confortable, celui qui sert de sas quand on descend de l'avion.
Uluwatu
Cap au sud, sur la péninsule de Bukit. Ici les falaises tombent droit dans la mer et les spots de surf s'enchaînent.
Le temple d'Uluwatu est posé sur la falaise. La danse kecak s'y joue au coucher du soleil, face à l'océan.
À quelques minutes de là, la statue de Garuda Wisnu Kencana domine tout le sud de l'île. Cent vingt et un mètres de haut, visible de très loin, difficile à rater.
Le quartier est aussi bien équipé pour s'entraîner. Les salles de sport en plein air y sont nombreuses, ouvertes sur la végétation, ce qui change des sous sols de la maison.
Nusa Lembongan
Une petite île au large de la côte est, à une trentaine de minutes de bateau rapide depuis Sanur.
On en fait le tour en scooter dans la journée. Le pont jaune mène à Nusa Ceningan, la voisine encore plus petite.
Nusa Penida, la grande soeur, se rejoint en bateau depuis Lembongan. C'est là que se trouve Kelingking Beach, la falaise en forme de tête de dinosaure que tout le monde a déjà vue en photo. La descente jusqu'au sable est raide et longue, et la remontée encore plus.
Amed
Retour sur la grande île, côte est. Une succession de villages de pêcheurs, des plages de sable noir et des barques colorées alignées.
C'est la zone du snorkeling et de la plongée. L'épave du Liberty, à Tulamben, est juste à côté et se visite depuis la plage.
Lovina
Côte nord, sable noir, mer calme. Le rythme change complètement, on quitte le Bali des cartes postales.
C'est de là que partent les sorties dauphins, au lever du jour.
Munduk
Les montagnes du nord, entre les lacs Buyan et Tamblingan. Plantations de café, cascades et sentiers dans la jungle.
Il fait plus frais et il pleut plus souvent qu'ailleurs. Prévoir une petite couche pour le soir.
Canggu
Redescente vers la côte sud ouest. Surf, cafés, coworkings et une concentration de créateurs et de nomades difficile à égaler.
C'est l'étape pratique pour travailler et rattraper son montage, moins pour se sentir dépaysé.
Le quartier a aussi ses clubs qui mélangent salle de sport, cours de yoga et jardin pour souffler entre deux sessions de travail. Omni, noyé sous la végétation, en fait partie.
Compte trente trois euros la journée.
Ce qu'on a payé. 33 € la journée, avec accès à toute la salle sauf l'espace de coworking. Les formules et les tarifs bougent, le plus fiable est de regarder leur compte Instagram avant de venir.
Ce n'est pas donné pour Bali, mais c'est le niveau d'équipement d'une salle européenne haut de gamme. D'autres salles valent le détour sur l'île, je les documenterai à mon prochain passage.
Ubud
Le centre de l'île, dans les terres. Rizières en terrasses, temples, marché et forêt des singes.
Le centre est saturé aux heures de pointe. Dès qu'on s'écarte de quelques kilomètres, les rizières redeviennent silencieuses.
Les rizières de Tegalalang. Au bout de la vallée, ce sont celles que tout le monde a en tête quand on dit Bali. Des terrasses qui descendent sur plusieurs niveaux, des palmiers plantés dedans, et beaucoup de monde aux heures de pointe.
Une journée avec Ganyar. On a passé une journée entière avec une guide balinaise qui parle très bien français. Au programme : la fabrication de l'huile de coco, l'apprentissage des offrandes, une balade dans les rizières et l'explication de la culture du riz.
Si tu veux son contact, écris moi sur Instagram et je te le donne.
Le Pura Gunung Kawi Sebatu. Un temple d'eau à Ubud, ses bassins et ses pavillons au toit rouge. Juste à côté se trouve le Tirta Empul, le temple de purification, beaucoup plus connu et beaucoup plus fréquenté.
On a fabriqué nos bagues. Dans un atelier d'argent d'Ubud, on a fait nos propres bagues, de la fonte du métal à la finition, toutes les étapes nous mêmes. Ça se pratique beaucoup à Ubud, et tout autant à Sidemen si ton itinéraire passe par là.
On a aussi fait une plantation de café, avec la dégustation de thés et de cafés qui va avec, et on y a goûté le fameux café luwak.
Sidemen
Une vallée à l'est, au pied du mont Agung. Rizières en terrasses, petites routes et presque personne.
C'est le contraire exact de la première étape.
On y a passé la journée entre rizières et cascades. Et surtout, on a fait la fameuse randonnée de trois kilomètres dans les terrasses, la Sidemen rice terrace, avec un très beau café en chemin, le Panorama Sidemen.
Notre découpage, nuit par nuit.
Deux nuits à Seminyak, puis Grab jusqu'à Uluwatu. Quatre nuits à Uluwatu, puis Grab jusqu'à Sanur et un fast boat de 45 minutes vers Nusa Lembongan.
Quatre nuits à Nusa Lembongan, puis un ferry d'une heure vers Padang Bai et un Grab jusqu'à Amed, 500 000 roupies pour une voiture de six places.
Quatre nuits à Amed, puis chauffeur privé jusqu'à Lovina. Trois nuits à Lovina, dont une journée à Munduk en scooter. Puis chauffeur Gojek jusqu'à Canggu, 700 000 roupies.
Sept nuits à Canggu, la plus longue étape. Chauffeur privé jusqu'à Ubud, quatre nuits. Chauffeur jusqu'à Sidemen, trois nuits, dont une à la Bamboo House. Et deux nuits à Kuta pour finir.
La logique du parcours : on descend d'abord dans le sud, on passe sur l'île d'en face, on remonte par l'est et le nord, et on redescend par le centre. Aucun aller retour inutile.
Se déplacer
Le scooter reste la meilleure façon de bouger sur place, à condition d'avoir le permis qui va avec et de rouler prudemment. Les contrôles existent, les accidents aussi.
Pour relier deux étapes éloignées, le chauffeur privé à la journée est la solution la plus simple. On partage la voiture, on s'arrête où on veut en route.
Grab et Gojek fonctionnent bien dans le sud, mais certaines zones les refusent au profit des taxis locaux.
Dernier point, le plus important : à Bali, les distances ne veulent rien dire. Quarante kilomètres peuvent prendre deux heures. Compte toujours large.
Où dormir
Bali couvre toute la gamme, du dortoir en auberge à la villa avec piscine privée. Trois formats reviennent partout.
La guesthouse familiale, quelques chambres autour d'une cour, petit déjeuner compris. C'est le meilleur rapport entre le prix et le contact avec les gens.
L'hôtel de milieu de gamme avec piscine, très répandu et rarement cher comparé à l'Europe.
La villa privée, qui devient intéressante à plusieurs. Le prix par personne descend vite dès qu'on partage.
Deux choses à vérifier avant de réserver. La distance réelle en scooter, pas à vol d'oiseau : quarante kilomètres peuvent prendre deux heures. Et la route devant l'hébergement, parce que dans le sud le bruit des scooters commence tôt.
Le climat change selon l'étape. À Ubud, à Munduk et dans les hauteurs, les nuits sont fraîches et un ventilateur suffit. La climatisation devient un vrai critère sur la côte et dans le sud.
Réserver la première nuit à l'avance et improviser ensuite fonctionne bien, sauf en juillet, en août et autour de Noël, où tout se remplit.
À compléter : où on a dormi à chaque étape, le type de logement et le prix.
À ne pas manquer
Le temple d'Uluwatu au coucher du soleil, les fonds marins d'Amed, les cascades de Munduk et les rizières de Sidemen.
Et puis il y a ce qui ne se planifie pas. Bali est à huit degrés sous l'équateur : le soleil tombe vite, presque à la même heure toute l'année, et il n'y a pas grand chose à faire de mieux à ce moment là que d'être face à l'océan.
Le reste dépend du temps que tu as et de ton envie de conduire.
Nos trois moments. La plongée à Amed, pour moi un incontournable de l'île. Nusa Lembongan, où l'on retrouve vraiment la sensation d'être sur une petite île. Et la journée avec Ganyar, la guide francophone d'Ubud, dont je parle plus haut.
Les erreurs à éviter
La plus courante : vouloir tout faire depuis une seule base. Bali est petite sur la carte et lente en vrai. Mieux vaut poser son sac trois nuits par étape que traverser l'île tous les jours.
Rien de raté, et ce n'est pas un hasard : l'itinéraire était pensé en amont, avec des temps de transport optimisés. C'est tout le travail que je fais aujourd'hui pour les autres, et si tu veux qu'on construise le tien ensemble, on peut en parler.
La seule chose que je changerais. Trois nuits à Lovina, ce n'est peut être pas nécessaire si tu as moins de temps sur l'île. C'est la première étape que je retirerais d'un itinéraire plus court.
Ce qu'il faut dans son sac
Le climat est tropical toute l'année, mais l'île se parcourt en scooter et se visite en temple. Trois contraintes qui dictent le sac.
Pour conduire. Le permis international et la catégorie moto sont exigés par la loi et par les assurances. Sans eux, un accident n'est couvert par personne. Le casque est obligatoire, y compris sur les petits trajets.
Pour les temples. Épaules et genoux couverts, et un sarong. Il se prête souvent à l'entrée, mais en avoir un évite la file.
Pour l'eau et le soleil. Une crème solaire, un sac étanche pour les traversées en bateau vers les Nusa, et des chaussures qui sèchent. Le soleil est à la verticale, il brûle plus vite qu'on ne le pense.
Côté électrique. L'Indonésie est en 230 volts, avec des prises rondes de type C et F, les mêmes qu'en France. Aucun adaptateur n'est nécessaire, contrairement à ce qu'on lit souvent.
Côté argent. Les distributeurs sont partout dans le sud, plus rares dans les terres et dans le nord. Beaucoup de warungs et de loueurs ne prennent que les espèces.
Ce que ça a donné pour nous. On est partis en sac à dos, mais Bali se fait très bien en valise, contrairement à d'autres destinations d'Asie du Sud Est.
Le conseil qui vaut pour tous mes voyages : pars le plus léger possible. Tu auras des tentations d'achat sur place, les vêtements en particulier, et il te faut de la place pour ça.
Le permis international, je l'avais sur moi. On ne me l'a jamais demandé. Ça ne change rien à ce qui est écrit plus haut : le jour où ça tourne mal, c'est lui qui décide si tu es couvert ou pas.
Les casques, on en a toujours eu à disposition avec les scooters de location. En Grab moto, en revanche, il faut parfois le demander : le chauffeur en a un dans son coffre mais ne le propose pas toujours.
Tu veux qu'on construise ton voyage ensemble ?
Ce guide te donne la trame. Si tu veux aller plus loin, je monte ton itinéraire avec toi : le tracé étape par étape, les hébergements, les trajets entre les villes et les activités qui valent vraiment la journée.
On part de tes dates, de ton budget et de ce que tu as envie de vivre. Tu repars avec un programme prêt à suivre, en sachant ce qu'il faut réserver en avance et ce qui peut attendre d'être sur place.
Trois formules, à partir de 59 € pour un avis sur ton plan, 249 € pour l'itinéraire complet. Premier échange gratuit, et sans engagement.
Les liens et le matériel cités
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