Ce que coûte le départ
Avant même de décoller, plusieurs lignes sont incompressibles.
Les frais de visa d'abord, affichés sur la fiche officielle, 840 dollars australiens au moment où j'écris ces lignes.
L'assurance ensuite, qui se règle souvent en une fois pour six ou douze mois.
Le billet d'avion, très variable selon la saison et le nombre d'escales.
La traduction officielle du permis de conduire, obligatoire pour conduire légalement, à faire depuis la France où elle coûte moins cher.
Et le matériel : sac, chaussures, adaptateur, éventuellement une tente si tu vises le van.
Ce que j'ai payé, moi.
Le visa : environ 400 € en janvier 2026. Attention, il a augmenté depuis : depuis le premier juillet 2026, une première demande coûte 840 dollars australiens, et une deuxième ou troisième 1 000. Prends la hausse en compte si tu prépares ton budget aujourd'hui.
L'assurance Chapka : environ 400 € pour l'année.
À eux deux, ces deux postes représentent déjà autour de 800 €, avant même le billet d'avion. C'est ce que beaucoup de gens sous estiment en préparant leur départ.
Le premier mois, le vrai piège
C'est le mois le plus cher de tout le PVT, et personne ne le budgète correctement.
Tu paies en même temps l'auberge le temps de trouver une colocation, la caution de cette colocation, souvent quatre semaines de loyer, le premier loyer, un forfait téléphonique, les transports, les courses d'installation et parfois une certification comme la White Card ou le RSA.
Le tout avant la première paie, qui arrive rarement avant deux à quatre semaines de travail.
La règle simple : arriver avec de quoi tenir deux mois sans revenu. Pas un mois, deux.
La vie sur place, poste par poste
Le loyer est le premier poste, et de loin. Il s'affiche à la semaine et non au mois, ce qui trompe au début. Sydney et Melbourne coûtent nettement plus cher que Perth, Adelaide ou Brisbane.
Les courses viennent ensuite. Cuisiner change tout : manger dehors en Australie coûte vite le prix d'un restaurant français.
Les transports dépendent de ta ville et de ton job. Une voiture devient vite rentable dès que tu sors des grandes villes, et indispensable pour le travail régional.
Restent le téléphone, l'assurance si elle est mensualisée, et les sorties, qui grimpent vite dans un pays où l'alcool est très taxé.
À compléter : mes dépenses réelles par semaine, par poste et par ville.
Ce que l'on gagne
L'Australie a un salaire minimum national élevé, réévalué chaque 1er juillet. Le taux applicable dépend de ton secteur, chaque branche ayant son award.
Pour connaître le minimum exact de ton poste, le Fair Work Ombudsman met à disposition un outil de calcul officiel. C'est la référence à sortir quand un employeur propose un tarif douteux.
Un point important : le contrat casual, sans horaires garantis, se paie plus cher de l'heure qu'un contrat permanent. Ce supplément compense l'absence de congés payés, ce n'est pas un cadeau.
Et n'oublie pas la superannuation, versée en plus de ton salaire, récupérable en partie au départ. Le détail est dans la page banque, impôts et retraite.
Faire baisser la note
La colocation plutôt que le studio, systématiquement. Le marché est fait pour ça et les annonces sont partout.
Une ville moins chère pour commencer. Perth, Adelaide ou Brisbane laissent respirer un budget de départ que Sydney avale en trois semaines.
Le travail régional, où le logement est souvent fourni ou très bon marché, et où tu valides en même temps tes 88 jours.
Et les frais bancaires, invisibles mais réels. Payer en dollars avec une carte étrangère mal choisie coûte plusieurs pourcents à chaque achat.
Les questions qui reviennent
Combien d'argent faut il pour partir en PVT en Australie ?
L'immigration demande de pouvoir prouver que l'on dispose d'environ cinq mille dollars australiens à l'arrivée. C'est un minimum réglementaire, pas un budget confortable : entre le logement à avancer, l'éventuelle voiture et les premières semaines sans salaire, la réalité est souvent plus élevée.
Faut il vraiment prouver les 5 000 dollars ?
Le justificatif n'est pas systématiquement demandé au dépôt du dossier, mais il peut l'être à tout moment, y compris à la frontière. Un relevé bancaire récent suffit.
Combien de temps avant de trouver un premier job ?
Cela dépend entièrement de la ville, de la saison et du secteur visé. Le point important pour le budget est d'avoir de quoi vivre sans revenu pendant plusieurs semaines, le temps que le premier salaire tombe, sachant que la paie est souvent hebdomadaire ou bimensuelle.
Le salaire minimum australien est il vraiment plus élevé qu'en France ?
Oui, et l'écart est important. Le montant exact est publié et révisé chaque année par le Fair Work Ombudsman. Les contrats casual, majoritaires chez les backpackers, sont en plus majorés d'un supplément qui compense l'absence de congés payés.
Peut on rentabiliser un PVT en Australie ?
Beaucoup de gens rentrent avec plus d'argent qu'ils n'en avaient au départ, mais ce n'est jamais automatique. Cela dépend du secteur, de la région et surtout du coût du logement, qui est le poste qui creuse le plus vite un budget dans les grandes villes.
Tu veux qu'on prépare ton PVT ensemble ?
Tout ce qui est écrit ici est gratuit et détaillé. Mais entre lire les étapes et monter son propre dossier, il y a un pas que beaucoup mettent des semaines à franchir.
Je peux le faire avec toi : le dossier de visa et son calendrier, le choix de l'assurance, le budget de départ, les démarches des premiers jours et la stratégie pour trouver un job. On part de ta date de départ et de ce que tu as déjà avancé.
Une seule formule, construite sur ton départ, avec un tarif décidé après un premier appel. Cet appel est gratuit et n'engage à rien.
Les liens et les codes cités
Les banques, assurances, eSIM et plateformes de réservation que j'utilise sont réunies sur une seule page, avec mes codes de parrainage.
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