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PVT Australie

Les 88 jours ce qui compte vraiment.

Secteurs • Zones • Comptage • Fiches de paie • Pièges

Trois mois de travail spécifié ouvrent une deuxième année de visa. Mais tous les jobs ne comptent pas, toutes les régions non plus, et une erreur annule tout.

Bondi Beach au coucher du soleil, un pin de Norfolk et les blocs de béton peints du front de mer

Le principe

Pour obtenir un deuxième Working Holiday visa, il faut avoir effectué trois mois de travail spécifié pendant le premier. Pour un troisième visa, six mois pendant le deuxième.

Tout le monde parle des 88 jours, l'immigration parle de trois mois. C'est la même chose, mais c'est le texte officiel qui tranche en cas de litige.

Une condition traverse tout le dispositif : le travail doit être payé conformément à la loi et à l'award du secteur. Un job payé en liquide sous le minimum légal ne compte pas, même si tu l'as réellement fait.

La seule exception au travail rémunéré concerne le bénévolat lié à la reconstruction après un feu de brousse ou une catastrophe naturelle déclarée.

Les secteurs éligibles

La liste officielle est publiée sur la page Specified work de l'immigration, et c'est elle qui fait foi.

Au moment où j'écris, elle couvre la culture végétale et animale en zone régionale, la pêche et la perliculture, la sylviculture et l'abattage d'arbres, les mines, la construction, le tourisme et l'hôtellerie dans le nord et les zones très reculées, ainsi que les travaux de reconstruction après un feu de brousse ou une catastrophe naturelle déclarée.

Attention à une distinction qui piège beaucoup de monde : la transformation secondaire ne compte pas. Cueillir du raisin compte, faire du vin non. Élever des animaux compte, la charcuterie non. La vente au détail non plus.

L'immigration applique par ailleurs une souplesse temporaire : un travail qui soutient l'activité d'un secteur éligible, par exemple de l'administratif ou du nettoyage, peut être accepté s'il se déroule dans un code postal éligible. Cette souplesse peut disparaître, d'où l'importance de vérifier la page officielle au moment où tu signes.

Les zones éligibles

Le secteur ne suffit pas, le lieu compte tout autant. L'immigration raisonne en codes postaux, pas en noms de villes.

Trois catégories se superposent : l'Australie régionale, l'Australie du Nord, et les zones dites remote et very remote. Selon ton secteur, ce n'est pas la même catégorie qui s'applique. Le tourisme et l'hôtellerie ne comptent que dans le nord et les zones très reculées, alors que l'agriculture compte dans toute l'Australie régionale.

La méthode fiable tient en une phrase : prends le code postal exact de l'exploitation, pas celui de la ville la plus proche, et vérifie le sur la page officielle avant d'accepter le poste.

Comment compter les jours

Le compteur suit les jours travaillés, pas les jours passés sur place. Une semaine à mi temps ne vaut pas une semaine complète.

Les jours n'ont pas besoin d'être consécutifs. Tu peux les cumuler chez plusieurs employeurs, dans plusieurs régions, à des périodes différentes de l'année.

Le travail à la tâche, payé au poids ou au cageot, se convertit en journées selon des règles précises. C'est le cas de figure le plus mal compris et le plus litigieux, à vérifier sur la page officielle avant d'accepter ce mode de paiement.

Les preuves à conserver

C'est à toi de prouver ton travail spécifié, pas à l'employeur. Un dossier incomplet, et les trois mois ne comptent pas.

Conserve toutes les fiches de paie, les relevés bancaires montrant les virements de salaire, ton numéro fiscal rattaché à chaque employeur, et les coordonnées complètes des exploitations.

L'immigration met à disposition un formulaire de déclaration à faire remplir par l'employeur. Fais le signer à la fin de chaque mission, pas six mois plus tard quand la ferme ne répond plus au téléphone.

Les pièges qui annulent tout

Être payé en liquide sans fiche de paie. Très courant dans les fermes, et rédhibitoire pour le dossier.

Travailler sous un ABN quand le poste relève en réalité du salariat. Certains employeurs le demandent pour éviter les cotisations. Ces jours sont contestables et te privent en plus de la superannuation.

Accepter un job dans le bon secteur mais dans un code postal non éligible. Quelques kilomètres suffisent à tout annuler.

Payer pour obtenir un travail ou pour une place en ferme. Les arnaques au poste sont un classique du milieu, et l'immigration ne validera pas davantage ces jours.

Faire confiance à un forum plutôt qu'à la page officielle. Les règles ont beaucoup changé ces dernières années, et la moitié des conseils qui circulent sont périmés.

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